Exemple Chronique

Contexte de cette chronique

Client : Société de placement de DSI de transition ou en temps partagé

Publics ciblés : DG, DSI, prescripteurs

Objectif : Cultiver l’image ‘Expert’ de notre client en intéressant les DG sur l’importance de la place des DSI dans leur organisation (et réciproquement …).

Sources : Venturebaet.com – Wallstreetjournal.com (english)

Publication : sur le blog de notre client, reprise sur LinkedIn (lien via un post) et Twitter (lien via un tweet) – 685 mots / temps de lecture : 3mn – #hashtags : management transition dsi

CIO partenaires des CEO

Les CIO doivent s’imposer pour devenir de véritables partenaires des CEO

La terminologie américaine sera utilisée ici pour décrire le rôle de chacun des membres des Comités Exécutifs. Ces membres CEO, CFO, CMO, CSO, CHRO, CIO…CxO forment le C-Level. L’idée n’est pas de céder au travers de l’anglicisation pour paraître moderne mais bien de simplifier la lecture de cette chronique.

C’est une situation embarrassante que certains ont déjà connu. Une réunion stratégique est programmée dans 15mn. Depuis son bureau le CIO voit défiler dans le couloir amenant à la salle de réunion le CFO puis le CHRO puis le CMO puis une foule de CxO et enfin le CEO. La réunion commence sans que le CIO n’ait été invité.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le CIO est encore souvent considéré non comme un partenaire des CxO mais plutôt comme un simple fournisseur. Puisqu’ils n’ont pas la même culture/expérience (technique pour l’un, business pour l’autre), les CIO et le CEO ne parlent pas le même langage, élément clé pour la construction d’une relation de confiance.

Comment un CIO peut-il s’upgrader ?

La digitalisation offre aux CIO une réelle opportunité pour faire évoluer son rôle et la vision qu’on les autres CxO de son importance dans la définition de la stratégie globale d’une entreprise. Ne plus passer par l’entrée des fournisseurs mais être invité à s’assoir à la table des Comités Stratégiques. Avec la révolution digitale, les CIO deviennent des contributeurs essentiels. La technologie est dorénavant au coeur des discussions que cela soit pour le marketing, la supply-chain, les RH, la finance. Un CIO qui anticipe, comprend, fait comprendre l’importance des nouvelles technologies à ses homologues sera considéré comme un véritable atout notamment pour définir les innovations à concevoir, produire, vendre, délivrer.

Les CIO ne doivent plus hésiter à donner leur avis sur des éléments stratégiques qui a priori n’appartienne pas à son domaine de responsabilité. Le dilemme Global/Local peut être considéré et atténué grâce aux framing technologies. L’agilité, la flexibilité, la mobilité sont des sujets pour lesquels la technologie crée des ruptures, des optimisations nouvelles. L’IA, le Data Analytics, l’IoT,le Cloud sont des technologies révolutionne les modèles de management eux-mêmes. La Blockchain, l’instant payment sont des facilitateurs pour le juridique, la supply-chain, les ventes online.

Une communication efficace pour être crédible et légitime

Que ce soit pour participer aux décisions stratégiques, convaincre sur l’importance d’un investissement dans une technologie ou tout simplement enfin être légitime aux yeux de ses pairs CxO, le CIO doit s’appuyer sur une communication efficace.

La communication est un art relativement simple : un émetteur, un message, un récepteur. Pour un CIO – émetteur, comprendre ce qui est important pour son CEO – récepteur est fondamental pour élaborer son message :

  • Plutôt que de parler moyens ou outils un CIO doit discuter objectifs et résultats. Une technologie n’est pas intéressante en elle-même mais par les bénéfices qu’une organisation peut en attendre. Un CEO ne s’intéresse pas aux détails. Son rôle est de faire des choix. Et il ne peut qu’apprécier qu’un CIO soit lui-même dans cette logique,
  • Chaque CEO a son style. Un CIO doit, comme ses homologues, identifier comment, à quel moment, dans quelles circonstances il est préférable de s’adresser à son boss pour le mettre dans une situation de choix,
  • Le choix doit être clair, manichéen. Chaque branche de l’alternative a ses implications. Elles doivent être présentées simplement et exhaustivement,
  • Lors des réunions avec un CEO il est relativement aisé de repérer ses sujets de prédilection. Quels sont les KPI qui l’intéressent le plus, quels sont les domaines pour lesquels il a un véritable intérêt (le marketing, la vente, la supply-chain…) ? Quels sont les résultats sur lesquels le CEO s’est-il engagé vis-à-vis des actionnaires (la profitabilité, la croissance et cette croissance sera-t-elle interne, externe…) ?

Même si ce n’est pas leur tasse de thé ou leur zone de confort les CIO doivent apprendre non pas à se vendre mais à être considérés. Ils ne demandent pas une approbation, ils participent à l’identification des possibles et permettent à leur CEO de prendre des décisions stratégiques. La révolution digitale ouvre la porte des Comités Stratégiques aux CIO. A eux de savoir en profiter.