Blockchain et Supply Chain Finance, une révolution à suivre (et adopter…)

Le World Economic Forum et la société Bain & Company viennent de publier un livre blanc intitulé “Trade Tech – A New Age for Trade and Supply Chain Finance“. Nous vous livrons ci-après les éléments marquants de cette étude, vous laissant lire l’étude dans son intégralité (EN) si le sujet vous intéresse.


Tout d’abord, un constat : jamais les flux d’échanges commerciaux n’ont été si importants et le phénomène va en s’accentuant :


Mais, pour l’année 2016, l’Asian Development Bank estime que le commerce mondial a souffert d’un gap de financement de 1.500.000.000.000$ (on laisse les points pour vous aider à lire). Les processus manuels – essentiellement papier – conduisent à une inextricable complexité et à des retards, introduisent des risques d’erreurs et empêchent la collecte et la fiabilité du suivi en temps réel des informations nécessaires au financement des échanges.


Selon Bain & Company, la technologie blockchain (ou DLT pour Distributed Ledger Technology) pourrait accroître les échanges commerciaux de 30% :

La DLT devrait permettre d’éliminer certaines inefficiences dans le commerce et la Supply Chain :

évaluation plus rapide du risque de crédit à partir de l’historique des transactions,

erreur humaine minimisée dans les vérifications des documents,

vérification instantanée et rapprochement des dossiers,

exécution automatique des étapes du workflow par le biais de Smart Contracts,

– échange instantané, sécurisé et à faible coût des Data,

Bain & Company estime que si la DLT est largement adoptée par les acteurs du commerce mondial, les coûts opérationnels du financement des échanges pourrait être réduits de 50 à 70%.

Associé à la DLT d’autres technos aident à révolutionner les échanges : ainsi l’Internet des Objets (IoT) peut améliorer le flux de marchandises (notamment grâce à la décentralisation). L’Intelligence Artificielle (AI) permet de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et la mise en place de nouveaux contrôles de gestion des risques. Les Assistants Virtuels (agents logiciels qui effectuent des tâches pour une personne ou une entreprise) favorisent l’automatisation du service client. Enfin, les API facilitent l’échange en temps réel des data.


Vue synthétique des apports des nouvelles technos (selon Bain & Company) :

Et bien sûr, tout le monde y trouve son compte : les banques, les états, les clients/fournisseurs, les entreprises de la Supply Chain, les éditeurs de logiciels, les firmes compta/audit.

A l’heure où les USA – enfin, surtout leur président… – font peser de graves menaces sur le commerce international, cela fait du bien de savoir qu’heureusement le monde continue, lui, de progresser.

(Illustration de cette chronique : Rebecca Zisser pour Axios)